| | Carrefour numéro 1 au Brésil | |
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| Sujet: Carrefour numéro 1 au Brésil Mer 23 Mai - 20:09 | |
| D´après le journal Le Figaro, le groupe carrefour a ravi la place de leader à un autre français, Casino. "CASINO était sur les rangs, Wal-Mart était aussi prêt à s'en emparer. C'est finalement Car­refour qui l'a emporté. Il a annoncé hier le rachat, pour 825 millions d'euros, de la société Atacadao, une chaîne de 34 hypermarchés discount au Brésil. Numéro deux mondial, Carrefour était aussi numéro deux au Brésil, derrière Casino et son partenaire CBD. Grâce à cette acquisition, il devient le leader dans ce pays dix-sept fois plus grand que la France. Il y détiendra environ 16 % de parts de marché, devant Casino (15 % environ, avec 551 magasins et un chiffre d'affaires de 5,1 milliards d'euros en 2006) et Wal-Mart (11 %). Rentable, Atacadao apporte à Carrefour 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires supplémentaire, 17 hypermarchés discount dans l'État de Sao Paulo (où Carrefour réalise déjà la moitié de ses ventes) et une part de marché additionnelle de 4 %. Numéro quatre, Atacadao était jusqu'alors contrôlée par trois familles brésiliennes. La chaîne brésilienne réalise plus de 80 % de son chiffre d'affaires avec des produits alimentaires. Par ailleurs, c'est aussi une entreprise de ventes en gros qui représentent 25 % de son activité. Surtout, ses magasins sont complémentaires de ceux que Carrefour. Celui-ci exploite dans le pays 109 hypermarchés, 34 Carrefour Bairro et 258 magasins hard discount Dia qui ont réalisé l'an dernier 3,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Des prix très bas La chaîne Atacadao est composée de grandes surfaces qui proposent un assortiment réduit de 5 000 à 6 000 références, contre habituellement 15 000 à 20 000 dans un hypermarché. Elle pratique des prix très bas pour les populations ayant les revenus les plus faibles. C'est une clientèle que Carrefour ne touche que partiellement avec ses supermarchés Dia, plus petits et plus haut de gamme que les magasins Atacadao. À l'avenir, Carrefour compte d'ailleurs transformer en magasins discount certains de ses hypermarchés classiques où les produits sont grosso modo moitié moins chers qu'en France. S'il a tiré un trait sur le Mexique et le Chili, Carrefour se renforce donc au Brésil. C'est « un marché en croissance clé », selon les propos de José Luis Duran. Au premier trimestre, les ventes de Carrefour en Amérique latine (provenant à 64 % du Brésil) ont augmenté de 10 %. À magasins comparables, leur croissance a atteint 9,6 %, quand l'Asie est à 3 %, l'Europe à 2 % et la France en recul de 0,4 %. Le président du directoire du groupe le répète depuis plusieurs mois : il ne conservera hors de France que les participations les plus prometteuses. Le groupe a ainsi décidé de quitter la Corée récemment car il pouvait difficilement prétendre à une place de numéro trois. Mais il se donne parallèlement les moyens d'acquisitions « tactiques », pour assurer des relais de croissance durables. Hier, le cours de Bourse a terminé en légère hausse. L'analyste de Fideuram Wargny, a salué ce « retour à la croissance externe », qui rapproche Carrefour du but qu'il s'est fixé : une croissance de ses ventes à deux chiffres en 2008." |
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| Sujet: Au Brésil, la nouvelle image des favellas... Ven 25 Mai - 12:55 | |
| Au Brésil, les favelas se font chic
Par Silvina Carbone (Journaliste) 18H11 23/05/2007
 Une école de mannequins dans la favela Cité de Dieu, l’une des plus violentes de Rio de Janeiro. Des agences de tourisme qui proposent de visiter Rocinha, une favela centenaire de la "ville merveilleuse", avec guide en français, en anglais et en allemand. Un "favelado" (habitant d’une favela) qui loue des chambres d’hôtes, Britanniques, Allemands et Néelandais bienvenus... L'image des favelas, les bidonvilles brésiliens, est en train de changer. Sur Internet, la municipalité de Rio présente d'ailleurs une vidéo qui retrace l’histoire du Morro da Providencia, la première favela de la ville. Et une chaîne de télévision, TVRoc, qui compte 30 000 abonnés, diffuse des informations et surtout des centaines de vidéos sur la vie de la Rocinha: du dernier groupe musical à l’occupation des lieux par l’armée, venue récupérer pacifiquement des armes, en passant par un reportage sur l’exposition du moment. "La favela n’est plus synonyme de pauvreté comme il y a cinquante ans. Son évolution accompagne celle de la société, surtout la société de consommation", explique Licia Valladares, sociologue. McDo, banques, postes, magasins, dentistes, médecins, "les commerces de service existent. L’image de bric et de broc, c’est du passé." Certaines familles sont là depuis deux, trois voire quatre générations. Un nouveau "favelado" est apparu: le diplômé du supérieur qui est resté vivre dans son quartier et qui a son mot à dire. Le vocabulaire change également: "comunidade" ("communauté"), terme plus positif, a tendance à remplacer "favela". Dans son dernier ouvrage, "La Favela d’un siècle à l’autre" (éd. de la Maison des sciences de l’homme, 214 p., 23 €), Licia Valladares retrace les représentations des favelas "cariocas" (de Rio) à travers l’histoire et les différents acteurs de la société: église, assistantes sociales, pouvoirs publics, médias, sociologues. Dans les années 20, l’intérêt porté à la favela relève surtout d’un souci d’hygiène et d’esthétique urbaine. Durant un demi-siècle, les mots-clés sont maladie, contagion, pathologie sociale, morale, racisme. Le seul remède préconisé est l’éradication. Les sciences sociales prennent la relève à partir des années 70. Changement de cap: le lien social qui existe dans la favela est valorisé, celle-ci devient à la fois le problème et la solution. Inscrite à l’agenda universitaire, elle devient un objet d’étude transdisciplinaire. Désormais, il s’agit d’intégrer les favelas au tissu urbain. A Rio, il y a près de 700 "comunidades", qui comptent 1,2 million d’habitants. "Elles sont très visibles dans la ville et le contraste entre riches et pauvres est très fort", souligne Licia Valladares. Les pouvoirs publics semblent avoir compris puisque le programme "Favela Bairro" ("Favela quartier"), qui vise à améliorer le cadre de vie des bidonvilles, fonctionne depuis dix ans. Certains de ces quartiers possèdent désormais des équipements urbains (tout-à-l’égout, rues asphaltées, adresses, etc.) et des immeubles en béton de plusieurs étages. Reste la complexité du phénomène: "On peut être propriétaire de sa maison, payer des impôts et vivre dans une favela", précise Licia Valladares. Les favelas sont toutefois loin de présenter une image homogène. "Il y a de grandes différences à l’intérieur d’une même favela et aussi entre les favelas", tient à préciser Licia Valladares. "A la Rocinha, louer un studio peut coûter aussi cher que dans certains quartiers de Copacabana". Sans oublier la violence, notamment due à la guerre que se livrent les trafiquants de drogue sur ces territoires. Il suffit de cliquer sur les sites vidéos de la toile et d’y inscrire le mot "favela" pour voir défiler des clips où policiers et bandits, mieux armés que les forces de l’ordre, se tirent dessus. Les passants sont souvent victimes de balles perdues. ► Pour en savoir plus: Interview de Mike Davis, ethnologue et sociologue américain, auteur de "Planète bidonvilles" (Ab Irato éditions, 2005). Reportage sur une exposition photo de la favela Santa Maria, par des élèves de [url=http://www.olharesdomorro.org/nucleo/index.php?lang=fr&folder=projeto][/url]l'atelier du photographe français Vincent Rosenblatt à la télévision brésilienne. |
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